Jonas Kaufmann

Naissance

10 Juillet 1969, Munich, Bavaria, Germany

Biographie

Né à Munich le 10 juillet 1969, Jonas Kaufmann est sans doute le plus grand ténor révélé dans les années 2000, fêté sur les plus grandes scènes d'opéra avant d'avoir atteint quarante ans. Il brille autant dans l'interprétation des rôles majeurs du répertoire, dans Faust, Idoménée, Rigoletto ou Lohengrin, que sur disque avec les succès des récitals Romantic Arias et German Arias. En 2010, il se distingue dans Die Schöne Mullerin (La Belle meunière) de Schubert avant de se consacrer à Wagner par trois fois en 2012 avec Parsifal au Metropolitan Opera de New York, La Valkyrie de Valery Gergiev et un récital Wagner. En 2014, il renoue avec le pianiste Helmut Deutsch et les lieder de Schubert dans Winterreise (Le Voyage d'hiver). La même année paraît son hommage à l'opérette berlinoise, Du Bist die Welt für Mich. Passé du label Decca à Sony, le ténor allemand honore les compositeurs italiens à travers les récitals The Verdi Album (2013) et Nessun Dorma: The Puccini Album (2015). En 2016, il poursuit le concept jusqu'aux mélodies populaires dans l'album Dolce Vita, malgré un endommagement des cordes vocales qui le contraint à annuler plusieurs représentations. Il enregistre ensuite Das Lied von der Erde (Le Chant de la terre) de Mahler et un récital consacré au chant lyrique français : L'Opéra (2017). De retour sur scène dans Lohengrin (Wagner), puis Andrea Chénier (Giordano), Don Carlos et Otello (Verdi) en 2017-2018, il repart pour une tournée de récitals des Lieder italiens d'Hugo Wolff en compagnie de Diana Damrau. En 2018 paraît également le récital en public An Italian Night - Live from the Waldbühne Berlin, constitué d'airs du répertoire populaire italien. Les soucis de santé évacués, Jonas Kaufmann remonte sur les scènes de la Scala de Milan, du Metropolitan Opera et du Carnegie Hall de New York et aborde les rôles d'Otello et de Fidelio à Munich, La Force du destin à Londres avec Anna Netrebko, puis une soirée de gala à Milan avec Placido Domingo, Sonya Yoncheva et Juan Diego Florez. En toute discrétion, il épouse la metteuse en scène Christiane Lutz, avant une année 2019 marquée par la sortie du récital Wien, avec le Wiener Philharmoniker dirigé par Adam Fischer.

Jonas Kaufmann est né le 10 juillet 1969 à Munich, en Bavière (Allemagne). Chanteur dans une chorale, il est encouragé à s'inscrire à l'Ecole Supérieure de Musique de la capitale bavaroise d'où il ressort diplômé en 1994.

Après la poursuite de master classes dirigées par James King, Joseph Metternich ou Hans Hotter, le jeune ténor est engagé au Théâtre National de la Sarre où il reste deux années avant de se mettre à la disponibilité des autres théâtres allemands. Il commence à Francfort et à Stuttgart, puis obtient son premier grand rôle dans l'opéra Doktor Faust de Ferrucio Busoni représenté au Festival de Salzbourg le 1er août 1999.

Depuis, Jonas Kaufmann ne quitte plus les plus grandes scènes internationales où son chant expressif et son physique avenant font merveille, que ce soit au Concertgebouw d'Amsterdam, au Royal Opera House de Londres, au Metropolitan Opera à New York, à la Scala de Milan ou à l'Opéra Bastille à Paris. Parmi ses rôles majeurs figurent le Faust de Berlioz, le Don José de Carmen (Bizet), les rôles-titres de La Clémence de Titus et Idoménée (Mozart), Parsifal et Lohengrin (Wagner) ou encore Otello, Rigoletto et La Traviata de Verdi.

En 2008 paraît le premier disque récital de Jonas Kaufmann consacré aux Romantic Arias, puis une sélection de German Arias l'année d'après. Ces best-sellers sont suivi du magnifique recueil de Schubert, Die Schöne Mullerin (La Belle meunière) en 2010. En 2012, le ténor wagnérien est sur tous les fronts de l'anniversaire du maître de Bayreuth avec un Parsifal représenté au Metropolitan Opera de New York, La Valkyrie conduite par Valery Gergiev et le récital Wagner enregistré avec l'Orchestre de l'Opéra de Berlin, dirigé par Donald Runnicles.

Après une tournée des scènes mondiales, la très riche année 2014 commence par la parution, le même jour, du cycle de lieder de Schubert, Winterreise (Le Voyage d'hiver) avec Helmut Deutsch et des DVD de Parsifal conduit par Daniele Gatti au Metropolitan Opera de New York (2012) et de Don Carlo par Antonio Pappano au Festival de Salzbourg (août 2013).

À l'automne paraît le récital Du Bist die Welt für Mich, consacré à l'opérette berlinoise des années 1930 et réunissant, sous la baguette de Jochen Rieder, des airs de Tauber, Lehar, Korngold, Künnecke, Joseph Schmidt, Paul Abraham et Jan Kiepurra. Passé entre temps des labels Decca à Sony, le ténor propose deux récitals mettant à l'honneur des compositeurs italiens dans The Verdi Album (2013) et Nessun Dorma: The Puccini Album (2015). Il s'attelle ensuite à l'enregistrement d'Aïda de Verdi, dont la parution est prévue pour l'automne 2016. Entre-temps, le ténor doit annuler plusieurs représentations d'opéra ou de récital en raison d'une mauvaise réaction à un médicament qui cause un hématome à ses cordes vocales.

Il se remet doucement tandis que sort l'album déjà enregistré Dolce Vita, consacré à des airs populaires italiens, avec le chef d'orchestre Asher Fisch et l'Orchestre du Teatro Massimo de Palerme. À la sortie de convalescence, il reprend le chemin de la scène et du studio. Son interprétation du cycle de Gustav Mahler, Das Lied von der Erde (Le Chant de la terre), sous la baguette de Jonathan Nott, paraît en 2017. Plus tard dans l'année suit un récital consacré au répertoire lyrique français, L'Opéra, dirigé par Bertrand de Billy et comprenant des airs de Massenet, Bizet, Gounod, Offenbach, Berlioz, Lalo, Halévy, Meyerbeer et Thomas.

De retour sur scène dans Lohengrin (Wagner), puis Andrea Chénier (Giordano), Don Carlos et Otello (Verdi) durant les saisons 2017 et 2018, le ténor allemand repart pour une tournée de récitals des Lieder italiens d'Hugo Wolff en compagnie de Diana Damrau. En 2018 paraît également le récital en public An Italian Night - Live from the Waldbühne Berlin, constitué d'airs du répertoire populaire italiens, sous la direction de Jochen Rieder (Orchestre symphonique de la radio berlinoise), avec la participation de la mezzo-soprano Anita Rachvelishvili.