Jacques Coursil

Naissance

Paris, Paris, France

Biographie

Né en 1938 de parents martiniquais installés à Paris, Jacques Coursil se passionne pour le jazz et la poésie. Après un voyage en Afrique où il rencontre le président sénégalais Léopold Sédar Senghor, il apprend à jouer de la trompette, en parallèle à des études littéraires et mathématiques, puis part aux États-Unis, où il fréquente la scène jazz new-yorkaise, notamment le trompettiste Bill Dixon. De retour à Paris, il enregistre deux albums pour le label Byg-Actuel, Way Ahead (1969) et Black Suite (1971), avant partir et revenir en France en 1975, pour enseigner la linguistique. En 1995, le musicien retrouve la terre de ses ancêtres, la Martinique, où il enseigne pendant dix ans à l'Université des Antilles et de la Guyane. Sémioticien reconnu pour ses recherches et ses publications, il revient au jazz par l'intermédiaire de son ancien élève John Zorn, qui l'incite à enregistrer sous son label Tzadik l'album Minimal Brass (2005), suivi par deux autres recueils de jazz et de poésie : Clameurs (2007), sur des textes de Frantz Fanon et des poètes Antar, Monchoachi et Édouard Glissant, puis Trails of Tears (2010), consacré à l'histoire des Indiens Cherokees. Jacques Coursil décède à Aix-la-Chapelle (Allemagne), le 25 juin 2020.

Jacques Coursil naît à Paris en 1938 de parents martiniquais. Curieux, assoiffé de connaissances et de voyages, il? part en Afrique à vingt ans pour s'installer chez le poète Léopold Sedar Senghor à Dakar, puis retourne en France accomplir des études de lettres, mathématiques tout en prenant des leçons de musique.

En 1965, Jacques Coursil embarque pour New York avec sa trompette. Dès lors, il baigne pendant dix années dans le milieu du jazz en pleine ébullition et évolution, et accompagne quelques-unes des grandes signatures du free telles que Sunny Murray ou Frank Wright, et côtoie Miles Davis et Sonny Rollins. Il publie deux albums sous son nom sous l'étiquette BYG/Actuel, Black Suite et Way Ahead.

De retour en France au milieu des années soixante-dix, le musicien se reconvertit dans l'enseignement des sciences du langage puis en informatique à l'Université de Caen pendant une vingtaine d'années. Toutefois, la musique continue de démanger ce féru de poésie, de linguistique et de sciences. Après l'élaboration de thèses, il ressort son instrument fétiche et reprend la composition.

C'est avec l'aide d'un de ses disciples, le très doué John Zorn, que le nom de Jacques Coursil réapparaît sur disque en 2005. Son album Minimal Brass sort sur le label Tzadik quarante ans après ses premiers exploits. Au printemps 2007, la trompette et la voix profonde du jazzman se font à nouveau entendre sur l'album Clameurs (Universal Jazz), suivi trois ans plus tard de Trails of Tears.