Jorge Ben

Nom de naissance

Jorge Duilio Lima Meneses

Naissance

22 Mars 1942, Rio de Janeiro, , Brazil

Biographie

Jorge Ben (ou Jorge Ben Jor) est l'auteur de tubes planétaires comme « Mas, Que Nada » (1963), « Taj Mahal » (1969), « Pais Tropical » ou « Fio Maravilha » en 1972. Son savoureux mélange de bossa nova, samba, jazz latin et de rock irise ses cinq décennies d'activité. Après des débuts marqués par la musique populaire brésilienne, le guitariste connaît un succès international rythmé par ses tubes. Éclectique et prolifique, il livre de somptueux albums comme Jorge Ben (1969), Gil e Jorge avec son complice Gilberto Gil (1975), le roots Àfrica Brasil (1976) ou Live in Rio (1992), témoignage explosif de ses concerts marathons avec le groupe Zé Pretinho. En 1989, à la demande de sa maison de disques, il change son nom en Jorge Ben Jor (sur l'album idoine) sans rien perdre du groove qui a fait sa gloire. Aujourd'hui, Jorge Ben entretient cette popularité sans fléchir, tant sur scène que sur disque. La compilation Favourites (2008) est une bonne introduction à son oeuvre.

Jorge Duilio Lima Menezes voit le jour le 23 mars 1942 à Rio de Janeiro (Brésil). Fils d'un musicien du groupe Cometas de Rio, Jorge Ben pense un temps devenir footballeur avant d'opter pour la musique.

Son jeu de guitare limité ne lui permettant pas de reproduire les accords complexes de la bossa nova, Jorge Ben utilise son instrument comme une basse et mélange son style à la samba sur ses premiers albums. Extrait de son premier album Samba Esquema Novo (1963), « Mas, Que Nada » devient un tube instantané repris par Sergio Mendes qui en fait un succès américain trois ans plus tard.

À la différence de ses compatriotes, Jorge Ben ne s'incruste pas sur le terrain politique, laissant les tenants du mouvement tropicaliste, Caetano Veloso et Gilberto Gil en tête, affronter le joug de la dictature et de la censure brésilienne. De nature joviale, Jorge Ben développe un style novateur empruntant à diverses sources : la bossa nova, la samba et différents idiomes brésiliens (maracatu, candomblé, baiao), le jazz latin, les rythmes africains et le funk psychédélique irisent une musique avant tout festive. De cet esprit découlent une série de tubes :  « Chove Chuva », « Bicho do Mato » ou « Pais Tropical ».

En l'année 1969, Jorge Ben est un roi fêté dans les festivals de Rio et dans les hit-parades. Ses albums Jorge Ben et Força Bruta sont des réussites. Les succès continuent avec « Que Maravilha » (avec Toquinho), « Charles Anjo 45 » et « Fio Maravilha », adapté en France par Nicoletta. En 1974 sort le magnifique album à deux voix, Gil e Jorge, avec Gilberto Gil, sur lequel figure « Taj Mahal ». Ce dernier, plagié par Rod Stewart avec « D'Ya Think I'm Sexy » (1978), fait l'objet d'un accord financier entre les deux artistes. En 1976, Àfrica Brasil renoue avec les racines africaines (« Xica da Silva »).

Dans les années quatre-vingts, Jorge Ben espace ses enregistrements. Ce manque de créativité est pallié par des concerts marathons avec le groupe Zé Pretinho. En 1989, il change son nom d'artiste en Jorge Benjor afin de ne pas être confondu avec George Benson qui touche des royalties qui lui sont dues. L'album Benjor marque son retour au studio. Ses tournées donnent lieu aux explosifs Live in Rio et Live in Rio II (1992).

L'artiste au groove contagieux reprend le collier avec les albums My Little Brother (1994), Homo Sapiens (1996) et Mùsicas Para Tocar Em Elevador (1997). En 2000, Puro Swingue reprend ses classiques mis au goût du jour. Après s'être plié à la tradition de l'album acoustique (Acùstico MTV Vol. 1 & 2), Jorge Ben livre le moderne Reactivus Amor Est (Turba Philosophorum). En 2006, la compilation Samba & Football Groove Association réunit ses odes au ballon rond de ses premières amours. S'il se fait plus rare sur disque, Jorge Ben donne toujours autant de plaisir en concert.

Photos