James P. Johnson

Nom de naissance

James Price Johnson

Naissance

1 Février 1894, New Brunswick New Jersey, , United States

Biographie

D’abord dans le New Jersey, puis à New York au début du 20e siècle, James P. Johnson commence par apprendre le piano avec sa mère. Après plusieurs années d’études de la musique classique européenne, il s’engage dans la voie du ragtime et du blues originel quand il découvre les interprétations des pianistes Richard McLean et Eubie Blake. Au début des années 1910, il n’est encore qu’un adolescent lorsqu'il commence à se produire sur scène. Peu de temps après, il enregistre certains thèmes destinés à être joués par des pianos mécaniques qui fonctionnent sur le principe des rouleaux perforés. Malgré ses absences répétées dues aux tournées, sa popularité à New York est croissante alors qu’il devient le modèle incontournable des jeunes pianistes des années 20 et 30. Au début des années 20, il grave un premier disque et travaille sur la création de nombreux spectacles dont certains seront parmi les premiers de la musique noire américaine à voyager jusqu’en Europe. Toujours à cette période, il est sollicité comme accompagnateur par les plus renommées des chanteuses : Ethel Waters, Ida Cox et Rosetta Crawford, sans oublier la grande Bessie Smith. Compositeur prolifique de cette période cruciale du jazz, son talent et sa connaissance de la musique européenne lui permettent de passer aisément de l’écriture de ragtimes à celle de concertos pour piano et orchestre. Sa carrière jusque-là ininterrompue va malheureusement être ralentie par deux crises cardiaques entre la fin des années 40 et le début des années 50 et après la seconde, il demeure paralysé. Ce pianiste hors du commun est un des premiers grands improvisateurs de l’histoire du jazz, qui inaugure le passage du style ragtime au piano stride, et dont l’influence est encore présente parmi les pianistes contemporains. Rares sont d’ailleurs les premières figures emblématiques du jazz à ne pas avoir rencontré son talent un jour ou l’autre au cours de leur carrière. On peut citer en exemple Sidney Bechet, Clarence Williams, King Oliver, Eddie Condon et Pee Wee Russell.

photo : © William Gottlieb / Redferns

D’abord dans le New Jersey, puis à New York au début du 20e siècle, James P. Johnson commence par apprendre le piano avec sa mère. Après plusieurs années d’études de la musique classique européenne, il s’engage dans la voie du ragtime et du blues originel quand il découvre les interprétations des pianistes Richard McLean et Eubie Blake. Au début des années 1910, il n’est encore qu’un adolescent lorsqu'il commence à se produire sur scène. Peu de temps après, il enregistre certains thèmes destinés à être joués par des pianos mécaniques qui fonctionnent sur le principe des rouleaux perforés. Malgré ses absences répétées dues aux tournées, sa popularité à New York est croissante alors qu’il devient le modèle incontournable des jeunes pianistes des années 20 et 30. Au début des années 20, il grave un premier disque et travaille sur la création de nombreux spectacles dont certains seront parmi les premiers de la musique noire américaine à voyager jusqu’en Europe. Toujours à cette période, il est sollicité comme accompagnateur par les plus renommées des chanteuses : Ethel Waters, Ida Cox et Rosetta Crawford, sans oublier la grande Bessie Smith. Compositeur prolifique de cette période cruciale du jazz, son talent et sa connaissance de la musique européenne lui permettent de passer aisément de l’écriture de ragtimes à celle de concertos pour piano et orchestre. Sa carrière jusque-là ininterrompue va malheureusement être ralentie par deux crises cardiaques entre la fin des années 40 et le début des années 50 et après la seconde, il demeure paralysé. Ce pianiste hors du commun est un des premiers grands improvisateurs de l’histoire du jazz, qui inaugure le passage du style ragtime au piano stride, et dont l’influence est encore présente parmi les pianistes contemporains. Rares sont d’ailleurs les premières figures emblématiques du jazz à ne pas avoir rencontré son talent un jour ou l’autre au cours de leur carrière. On peut citer en exemple Sidney Bechet, Clarence Williams, King Oliver, Eddie Condon et Pee Wee Russell.

photo : © William Gottlieb / Redferns