Frankie Paul

Nom de naissance

Paul Blake

Naissance

Jamaica

Biographie

Frankie Paul fait partie de la première vague du dancehall jamaïcain des années quatre-vingt. Multi-instrumentiste et quasi aveugle, Frankie Paul est souvent comparé à Stevie Wonder mais est surtout inspiré par Dennis Brown. Artiste extrêmement prolifique, Frankie Paul produit couramment plusieurs albums par an, à tel point que sa discographie est un dédale même pour les fans les plus acharnés. Populaire en Jamaïque où il a égrené de nombreux tubes, Frankie Paul n'a jamais converti ce succès hors des frontières de l'île. La compilation Most Wanted en 2011 regroupe de façon succincte ses tubes les plus significatifs. 

Paul Blake est né mal-voyant en 1965 en Jamaïque. Une opération et le port de lunettes spéciales, lui permet cependant de retrouver une vue partielle au cours de sa jeunesse. Lors de ses études dans une école spécialisée financée par l'Armée du Salut, Frankie Paul est présenté à Stevie Wonder qui l'encourage à chanter. Il n'en faut pas plus pour qu'il soit ensuite surnommé "le Stevie Wonder jamaïcain". L'analogie ne s'arrête pas là, Frankie Paul apprenant à jouer de différents instruments au cours de sa formation, il maîtrise ainsi le piano, la batterie et la guitare.

Le véritable modèle de Frankie Paul est Dennis Brown, dont il s'inspire ouvertement à ses débuts. Dès 1980, Frankie Paul sort son premier titre avec « African Princess ». Il commence à enchaîner les tubes en Jamaïque à partir de 1983 et « Worries in the Dance ». Travaillant avec tous les producteurs de l'île, Frankie Paul multiplie les enregistrements et aligne les tubes locaux. Tidal Wave en 1985 contient le hit du même nom, Warning en 1987 figure également parmi ses réussites en album.

Ne connaissant qu'un succès local et la première vague du dancehall étant bientôt passée, Frankie Paul compense par la quantité ce qu'il n'obtient pas par la qualité. Les enregistrements se multiplient - jusqu'à quatre albums par an - et perdent logiquement de leur intensité. Dans les années mil-neuf-cent-quatre-vingt-dix, seuls Should I (1991) et Hard Work (1994) méritent l'attention. Le rythme baisse à partir de deux-mille, tandis que Frankie Paul devient un artiste de moins en moins important. De nombreuses compilations permettent de retrouver ses meilleurs titres, Most Wanted en 2011 ayant le bon goût de se concentrer sur ses titres incontournables.