Georg Danzer

Nom de naissance

Georg Franz Danzer

Naissance

7 Octobre 1946, Vienna, Vienna, Austria

Biographie

Georg Danzer voit le jour le 7 octobre 1946 à Vienne. Son père est un magistrat communiste viennois, mais Georg ne semble pas manifester dans un premier temps le même intérêt pour les études. Une fois bouclées ses études au lycée, il entreprend un long voyage en auto-stop à travers l’Allemagne, puis les Pays-Bas et l’Italie. À l’automne 1966, il se pose enfin et sollicite l’Akademie für Darstellende Künste, une école de théâtre à Vienne, mais les portes lui restent closes. Il commence finalement à étudier la philosophie et la psychologie. Parallèlement, le goût du voyage et de la vie de bohème lui a donné le goût de l’écriture et de la musique, il commence donc à écrire ses propres chansons. L’année suivante, il publie son premier simple, «Vera» qui n’interpelle pas grand-monde, à l’exception d’Eva-Maria Kaiser, rédactrice en chef de Hitradio Ö3, qui lui suggéra d’écrire pour d’autres interprètes. Au cours des trois années qui suivent, il écrit des textes pour Marianne Mendt, Margot Werner, Erika Pluhar, André Heller, Wolfgang Ambros et Wilfried, autant de futurs représentants de la pop autrichienne naissante que Georg Danzer participera à construire.  


Pendant quelque temps, Danzer intègre un groupe, The Madcaps mais c’est de nouveau en solo qu’il se fait remarquer, en 1972, avec le single « Tschik » mais pas forcément pour les bonnes raisons. C’est surtout son parfum de scandale qui dérange puisque le narrateur est un sans-abri et qu’il raconte sa vie. En 1973, paraît l’album Honigmond que Danzer autofinança mais qui échoua à trouver son public. L’année suivante, Georg Danzer tente un concept album, Der Tätowierer und die Mondprinzessin, publié avec un livre illustré par ses soins. En 1975, c’est enfin la consécration avec le succès de « Jö schau », une chanson humoristique. Elle devient numéro un des charts autrichiens et y reste pendant 20 semaines. La même année, l’album Ollas leiwand arrive dans les bacs.


Suite logique, Danzer signe un gros contrat, avec la maison de disques Polydor. Il commence par fournir cinq chansons pour la bande originale de Kottan ermittelt, une série criminelle parodique à la télévision. Danzer emménage à Berlin, où l'album Unter die Haut est réalisé en 1977. À la fin de l'année, il sortit également un album pour l’Allemagne (Ein wenig Hoffnung) et un album pour l’Autriche, (Narrenhaus). 

À l’été 1984, Danzer connaît un coup d’arrêt après cette série. Sur le tournage du clip de « Weiße Pferde », en Andalousie, il est victime d’un grave accident de vélo et doit être rapatrié à Vienne. L’année suivante, son épouse, Dagmara, demande le divorce, il a des problèmes avec les services fiscaux et son contrat avec Polydor prend fin… En 1986, il signe avec Teldec. Deux ans plus tard, il est infecté par le paludisme lors d’un voyage au Kenya…


Après s’être installé à Hambourg quelques années, il revient à ses sources en 1990 et pose ses bagages en Autriche. Danzer se reconcentre sur la musique et publie régulièrement de nouveaux albums. En 1997, il rejoint Rainhard Fendrich et Wolfgang Ambros sur scène pour un événement caritatif consacrée aux sans-abri. Le supergroupe ainsi formé, Austria3, fonctionne tellement bien qu’il est prolongé au-delà de cette opération caritative. En 2000, Danzer devient président de l'organisation de défense des droits de l'homme SOS Mitmensch. En septembre 2006, Danzer informe le public qu'il souffre d'un cancer du poumon. Il s’éteint à son domicile le 21 juin 2007.