Max Emanuel Cencic

Naissance

21 Septembre 1976, Croatia

Biographie

Le contre-ténor croate Max Emanuel Cencic (né en 1976) est l'un des chanteurs d'opéra les plus doués de sa génération. L'ex-choriste des Petits Chanteurs de Vienne entame une prolifique carrière sur scène dès 1991 en chantant pour les plus grands chefs d'orchestre, doublée d'une série d'enregistrements allant de La Flûte Enchantée à l'Orfeo de Gluck et différentes oeuvres moins connues. Depuis 2006, il se spécialise dans le répertoire de Georg Friedrich Haendel avec les productions Rodrigo, Faramondo et Opera Arias. En 2011, Max Emanuel Cencic revient à Vivaldi pour l'opéra Farnace avec Diego Fasolis. Après un ouvrage consacré à Vinci (Artaserse), le contre-ténor rend hommage à la Sérénissime dans Venezia : Opera Arias of the Serenissima paru en 2013. En 2014, il honore par deux fois le compositeur allemand méconnu Johann Adolph Hasse : dans le récital Rokoko : Hasse Opera Arias et à l'Opéra royal de Versailles où il chante et met en scène l'opéra Siroe, re di Persia. Après l'enregistrement de Catone in Utica de Vinci avec Riccardo Minasi et un recueil d'airs napolitains paru en 2015, le contre-ténor apparaît dans la première intégrale l'opéra Arminio d'Haendel dirigé par George Petrou.

Max Emanuel Cencic naît à Zagreb (Croatie) le 21 septembre 1976.

En 1987, après des études de chant poussées, le jeune chanteur entre dans le choeur des Petits Chanteurs de Vienne en tant que soprano. Il y fait ses classes jusqu'en 1992, lorsqu'il reçoit des propositions pour se produire sous la baguette de grands chefs d'orchestre qui ont eu vent de ses performances dans Le Messie de Georg Friedrich Haendel ou le Requiem de Mozart (publiées sur le label Capriccio).

En 1991, Sir Georg Solti le choisit pour chanter le rôle principal de La Flûte Enchantée (Decca). Nikolaus Harnoncourt en fait de même pour sa propre version. Max Emanuel Cencic se distingue ensuite dans L'Orfeo de Gluck en 1995, Demofoonte de Jomelli et Crémone et Serse de Haendel en 1996.

L'année 2001 le voit changer de tessiture, sa voix ayant mué dans un registre de contre-ténor. Il s'exerce alors pendant plusieurs années sur des cycles de lieder avant de reprendre des rôles plus importants. En 2007, il chante le rôle féminin de Sposa dans l'opéra Sant' Alessio de Stefano Landi, aux côtés de Philippe Jaroussky.

Parallèlement à des oeuvres peu connues du répertoire (Andromeda Liberata, Medée d'Aribert Reinmann), Max Emanuel Cencic approfondit le répertoire de Georg-Friedrich Haendel en enregistrant successivement les opéras Rodrigo et Faramondo (2008) ainsi que la sélection Opera Arias en 2010. En 2011, le contre-ténor revient à Vivaldi avec la sortie de l'opéra Farnace en intégrale et une série de représentations avec le chef Diego Fasolis, notamment au festval d'Ambronay (Ain).

L'année suivante, c'est avec son compère Philippe Jaroussky qu'il opère dans le rare opéra Artaserse de Leonardo Vinci. Il effectue ensuite un nouveau voyage dans l'âge d'or de la Sérénissime en compagnie de l'ensemble Il Pomo d'Oro et de son chef Riccardo Minasi pour le récital Venezia: Opera Arias of the Serenissima paru en début d'année 2013.

Cette même année, Max Emanuel Cencic se plonge dans le répertoire du compositeur allemand Johann Adolph Hasse (1699-1783), qu'il réhabilite dans le récital Rokoko : Hasse Opera Arias, en compagnie de l'orchestre Armonia Atenea, placé sous la baguette de George Petrou. Avec les mêmes, il enregistre et monte la production de l'opéra Siroe, re di Persia, créé en 1733 et inédit depuis le XVIIIème siècle, dans lequel il tient le rôle-titre en sus de la mise en scène. L'enregistrement, comptant les participations de Julia Lezhneva et Mary-Ellen Nesi, paraît en octobre 2014, avant les trois représentations à l'Opéra royal de Versailles.

Après sa participation à Catone in Utica de Vinci dirigé par Riccardo Minasi, le contre-ténor croate enregistre un recueil d'airs napolitains, Arie Napoletane, avec le jeune chef d'orchestre russe Maxime Emelyanychev. Ces deux productions parues en 2015 sont suivies par l'opéra Arminio de G. F. Haendel, représenté pour la première fois dans son intégralité à Athènes. La partition de 1736, jouée par l'ensemble Armonia Atenea et conduite par George Petrou, réunit à ses côtés Layla Claire, Vince Yi, Julian Sancho et Xavier Sabata. Max Emanuel Cencic y tient le rôle-titre et le poste de directeur artistique.