Mariss Jansons

Nom de naissance

Mariss Ivars Georgs Jansons

Naissance

14 Janvier 1943, Riga, Riga, Latvia

Biographie

Né à Riga en Lettonie sous occupation allemande le 14 janvier 1943, c'est d'abord dans l'ex-Union soviétique qu'oeuvre le chef d'orchestre Mariss Jansons, avant de s'expatrier en Norvège, pour conduire l'Orchestre philharmonique d'Oslo (1979-2002), puis aux États-Unis, où il dirige l'Orchestre philharmonique de Pittsburgh de 1996 à 2002. Fidèle au répertoire européen et tout particulièrement des compositeurs d'Europe de l'Est, qu'ils appartiennent à la période romantique, moderne ou contemporaine, le chef d'orchestre n'allège pas son emploi du temps malgré un sérieux malaise vasculaire survenu en plein concert, à Oslo, en 1996. Par la suite, Mariss Jansons partage son temps entre la direction musicale de l'Orchestre royal du Concertgebouw d'Amsterdam (2004-2015) et l'Orchestre de la radio bavaroise (de 2003 à son décès). Parmi ses nombreux enregistrements pour les labels Chandos, EMI Classics et BR-Klassik, il faut retenir son interprétation de l'intégrale des symphonies de Chostakovitch, mais aussi ses directions d'oeuvres de Beethoven, Tchaïkovsky, Bruckner, Rachmaninov, Sibelius, Mahler, Prokofiev ou Szymanovski. La conduite à trois reprises, en 2006, 2012 et 2016, du concert du Nouvel An à Vienne renforce la notoriété auprès du grand public de ce chef d'orchestre exigeant, qui succombe à une nouvelle crise cardiaque à Saint-Pétersbourg, le 30 novembre 2019, à l'âge de 76 ans.

Mariss Jansons est né le 14 janvier 1943 à Riga. Son père, le chef d'orchestre Arvids Jansons, le forme au violon. La famille quitte Riga pour Leningrad (Saint-Pétersbourg), où Mariss Janson suit les cours du conservatoire. En 1969, il se forme à Vienne au côté d'Hans Swarowsky puis à Berlin avec Herbert Von Karajan. Le chef allemand l'invite à devenir son assistant mais les autorités soviétiques empêchent le transfert du Letton à Berlin.

En 1973, Mariss Jansons devient chef d'orchestre de l'Orchestre philharmonique de Leningrad. En 1979, il est nommé directeur artistique de l'Orchestre philharmonique d'Oslo. Sa collaboration va durer jusqu'en 2002, donnant lieu à d'excellentes interprétations gravées pour EMI, comme les symphonies d'Honegger (Honegger : Symphonies 2 & 3 -  Pacific 231), les symphonies de Sibelius (Sibelius: Symphonies Nos 1, 2, 3 & 5) ou les symphonies de Dvorak (Dvorák : Symphonies).

En 1996, Mariss Jansons manque de finir comme son père, mort d'un arrêt cardiaque en 1984, lorsqu'il est victime d'un accident vasculaire en plein concert à Osclo, pendant l'opéra La Bohème de Puccini. Tout en s'écroulant, il agite le bras pour continuer à diriger l'oeuvre. Le public est sous le choc.
La même année commence sa collaboration de deux ans avec l'Orchestre philharmonique de Pittsburgh qui durera jusqu'en 2002. De cette collaboration ressort son interprétation de la Symphonie n° 8 de Dimitri Chostakovitch.

Le nouveau millénaire donne l'occasion à Mariss Jansons de partir sur de nouveaux projets. Le premier commence en 2003 avec le poste de directeur musical de l'Orchestre de la radio bavaroise. Cet orchestre est devenu depuis 2010 un label. À cela s'ajoute une place de directeur musical du Royal Concertgebouw d'Amsterdam, où il bénéficie d'avis très favorables depuis son arrivée en 2004.

C'est avec l'orchestre bavarois que Mariss Jansons enregistre la Symphonie n° 5 de Mahler, pour le centenaire de la mort du compositeur, et un disque en hommage à trois compositeurs d'Europe de l'Est : Lutoslawski - Szymanowski - Tchaïkovski, sorti en 2011. Le 1er janvier 2016, comme en 2006 et en 2012, Mariss Jansons officie à la tête de l'Orchestre philharmonique de Vienne pour le traditionnel concert du Nouvel An.
 
Malgré ses débuts en U.R.S.S., Mariss Jansons a su avoir un rayonnement international très tôt dans sa carrière, dès 1979 à Oslo. Ses goûts et son parcours ne sont pas sans rappeler son voisin estonien Neene Järvi. Moins porté sur les compositeurs scandinaves, Mariss Jansons excelle dans l'interprétation des compositeurs russes.