George Thorogood & the Destroyers

Naissance

24 Février 1950, Wilmington Delaware USA in the early s, ,

Biographie

Auteur de débuts tonitruants en 1977 avec l'album George Thorogodd and the Destroyers et la première partie de la tournée de The Rolling Stones en 1981. Ses reprises de « One Bourbon, One Scotch, One Beer » de John Lee Hooker et de « Who Do You Love? » de Bo Diddley réjouissent alors les amateurs de blues rock. George Thorogood s'enferme ensuite dans une formule blues rock énergique où il disparaît peu à peu de l'avant scène, un Stevie Ray Vaughan plus inventif lui damnant le pion auprès du public. Hormis Boogie People en 1991, les albums de George Thorogood ne valent pas vraiment le détour, il est possible de leur substituer des compilations comme Greatest Hits: 30 Years of Rock de 2004 qui condensent ses meilleurs titres. 2120 South Michigan Avenue en 2011 rend hommage au fameux label Chess de Chicago avec Buddy Guy et Charlie Musselwhite en invités de luxe.

George Thorogood vient au monde le 24 février 1950 à Wilmington (Delaware). Jeune homme, George Thorogood pratique le baseball avant de venir à la guitare et au blues. Il forme le groupe The Destroyers au début des années soixante-dix et prend comme ville d'attache Boston (Massachusetts). C'est là qu'il est découvert par Hound Dog Taylor, qui en fait son protégé. En 1974 il sort sa première démo Better Than the Rest - qui sortira en tant qu'album en 1979 - avant d'être propulsé à l'avant scène avec George Thorogood and the Destroyers en 1977. Sorti en pleine période punk, George Thorogood and the Destroyers séduit par un son brut et le retour à un blues rock énergique. Sa reprise de « One Bourbon, One Scotch, OneBeer » de John Lee Hooker devient le titre fétiche de ses nombreux fans.

Move It On Over en 1979 concours à conforter le statut de George Thorogood avec une autre reprise emblématique de son répertoire, le « Who Do You Love? » de Bo Didley. More George Thorogood and the Drestroyers en 1980 sort avant que George Thorogood ne soit embarqué dans la tournée américaine de The Rolling Stones en 1981. ll se produit également en ouverture du "plus grand groupe de rock 'n' roll" en juin 1982 à Paris, seule date européenne où il apparaît pour le plus grand plaisir du public français. Bad to the Bone en 1982 porte le titre d'une des seules compositions de George Thorogood qui se hisse au niveau de ses reprises de classiques.

Après Maverick en 1985, George Thorogood voit son étoile pâlir progressivement. D'une part son jeu reste stéréotypé et il se fait doubler auprès des fervents du blues rock par un Stevie Ray Vaughan au son plus original. Born to Be Bad en 1988 est tout de même numéro trente deux du Billboard, alors que Boogie People en 1991 se retrouve une quarantaine de places plus bas. Des compilations comme The Baddest of George Thorogood and the Drestroyers en 1992 ou Greatest Hits: 30 Years of Rock en 2004 offrent alors plus d'intérêt que les nouveaux albums largement répétitifs du guitariste.

Malgré des titres percutants Ride 'Til I Die (2003), The Hard Stuff (2006), et The Dirty Dozen (2009) n'apportent en rien un quelconque renouveau pour George Thorogood. La sortie en 2010 de l'excellent enregistrement Live in Boston 1982 vaut à lui seul une bonne partie de la discographie de son auteur. Grand défendeur du Chicago blues, George Thorogood rend un hommage à la marque Chess Records en 2011 avec 2120 South Michigan Avenue, soit l'adresse des studios Chess à Chicago. Buddy Guy et Charlie Musselwhite se joignent à lui pour un bon album de blues rock.